Actualités du Cloud

publié le mardi 09/05/2017

Le chiffre d’affaires de Big Blue a encore reculé – pour la vingtième fois consécutive ! - de 3.1% à 18.2 milliards de dollars rien que sur son premier trimestre 2017. Le Cloud, qui est en partie responsable de cette chute, a lui progressé de 33% à 3.5 Md$. IBM étudierait-il une cession de sa division Global Technology Services (GTS) et un départ de sa PDG ?

 

Virginia Rometty, la présidente et PDG d’IBM, a beau avoir tenté en avril de présenter ses résultats dans le Cloud et l’Analytique comme des succès, ses actionnaires et partenaires s’interrogent désormais sur le réel succès de sa (trop) longue stratégie de retournement.

 

Car cela fait quand même cinq ans que le chiffre d’affaires de Big Blue recule. Même le milliardaire Warren Buffet, le PDG de la société d’investissements Berkshire, qui est resté un supporter financier inconditionnel d’IBM depuis 2011, a cédé un tiers de ses actions ces dernières semaines. Les autres actionnaires du groupe ont aussi sanctionné IBM, dont l’action a chuté de 10% en avril 2017. Pire, Warren Buffet a reporté ses investissements dans Apple, qu’il présente comme plus innovant et meilleur créateur d’opportunités.

 

Vers une vente de ses serveurs Power et de sa branche GTS ?

IBM doit arrêter rapidement désormais l’hémorragie sur les résultats financiers liés à ses activités IT historiques (« legacy »). Certaines rumeurs circulant en interne font état d’une éventuelle cession de son pôle sur les serveurs Power et de sa branche Global Technology Services (GTS). Très positionnée sur les infrastructures IT et moins sur les solutions et services Cloud, cette division n’est plus aussi stratégique pour Big Blue que par le passé. D’ailleurs, elle a déjà subi de nombreux licenciements, et le départ d’experts reconnus.

Mais si IBM cède la plupart de ses activités IT historiques existantes, pour ne se positionner que sur ses nouveaux marchés (Cloud, Big Data, Intelligence artificielle, Smart Cities, etc.), son chiffre d’affaires total pourrait reculer de près de 50 Md$... Rappelons que HP a déjà repris ce virage en 2016. Après avoir scindé en deux ses activités et vendu certaines filiales non stratégiques (EDS, etc.) a vu son chiffre d’affaires passer d’environ 100 à 28 Md$.

 

Quel avenir pour Ginni Rometty ?

Virginia Rometty pourrait payer dès cette année son absence de résultats rapides, malgré l’un des plus importants salaires des grandes entreprises américaines... D’autant que la patronne d’IBM s’est fait voter en mai, à une très courte majorité, une augmentation de 60% de son salaire annuel, qu’elle porte ainsi à 33 M$ ! Par comparaison, Satya Nadella, le PDG de Microsoft, ne touche « que » 18 M$ alors qu’il a redressé activement son entreprise, qui est devenu l’un des leaders du Cloud.

Rappelons que le chiffre d’affaires d’IBM a lui reculé de 26% depuis l’arrivée de Ginni Rometty au pouvoir en janvier 2012, et son bénéfice net, de 27% ! Certains observateurs se demandent même si IBM n’aurait pas intérêt à trouver rapidement un autre profil, plus technologique, pour aider Big Blue à renouer avec sa culture technologique historique. HPE, qui a longtemps scruté, voire copié, la stratégie d’IBM a déjà repris ce virage en 2016.

 

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com

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